
Un jardin ouvert sur le monde. Le film nous fait découvrir les milles secrets du Yuanmingyuan, ce jardin impérial extraordinaire, reconnu comme un trésor du patrimoine mondial. Des pagodes aux pavillons, des ponts aux cours d’eau, des galeries aux temples, c’est un véritable Versailles de l’Orient qui s’offre à nous. L’Unesco qualifie cet endroit unique au monde « d’expression exceptionnelle de l’art créatif du jardin paysager chinois, intégrant réalisations humaines et nature en un tout harmonieux ». Mais c’est aussi l’archétype de la philosophie et de la pratique des jardins chinois, qui ont joué un rôle déterminant dans le développement de cette culture, à travers tout l’Extrême-Orient. C’est Qianlong, un des empereurs les plus érudits de la dynastie des Qing, qui fit construire cet ensemble, dans le double but de créer un système d’approvisionnement en eau potable pour la capitale de l’Empire, et d’aménager un espace de recueillement, de méditation et de réflexion en opposition à la cité interdite, lieu de l’exercice du pouvoir. Reliés par un canal de quelques kilomètres, les deux centres impériaux représentaient les deux faces de l’Empire : le pouvoir et la force, la beauté et la culture. C’est aussi au Palais d’été que se construisit la politique d’ouverture au monde de cet empereur. Elle conduisit au développement des échanges commerciaux, notamment à travers la soie, le thé et la porcelaine, mais aussi à la confrontation avec les forces occidentales, menant au sac et au pillage du palais par une armée franco-britannique en 1860. Lundi 17 mars – 20h30 – Le Lutétia. Jeudi 20 mars – 18h – Le Cinématographe – avec en deuxième partie, Cixi et le déclin de la dynastie Qing.
- Réalisateur : Michel Noll, Zhao Xiaoding.
- Pays : République populaire de Chine.
- Année : 2007.
- Durée : 52 mn.
- Langue : français.
- Lien(s) : ICTV Solferino.
Une réflexion au sujet de « Qianlong et l’apogée de l’empire du milieu »
[…] partie de l’histoire chinoise, depuis l’ouverture contrôlée du grand souverain Qianlong de la dynastie de Qing (XVIIIe s.), jusqu’au XXIe siècle avec les incompréhensions […]
Edition 2014 - Reflets du cinéma chinois
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