Vies nouvelles

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Le plus grand barrage du monde, et ses conséquences humaines.

Vies Nouvelles a le rythme du village de la Chine centrale dans laquelle il émerge. Situé au bord de la rivière Danin, un affluent du Yangzi, ce village vit dans l’attente de son engloutissement par le Barrage des Trois-Gorges, le plus grand du monde (2300 m de largeur 185 m de hauteur), qui oblige les populations des alentours à se déplacer, à migrer sur une période 17 ans. Une famille, les Gao, vit cette transformation. Mais les différences générationnelles qui s’aiguisent avec le développement de l’économie chinoise de marché : d’un côté les anciens, se résignant à migrer dans un nouveau village “modernisé”, de l’autre les jeunes, attirés par Canton ou Shanghai, où le travail dans l’immobilier est plus rentable.

Le Cinématographe. Samedi 11 avril 2015. 14 h 30. En deuxième partie après Les Marins verts du Yangtsé de Chen Fu et Sheng Shiping.

L’Enfant et la Centrale

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Lutter contre la pollution du charbon.

Ce documentaire émouvant donne la parole aux habitants d’un village dans la campagne chinoise. Leur environnement a été pollué par l’industrie minière du charbon et les autorités n’y prêtent pas attention. Ici, près des trois quarts des décès sont causés par le cancer du poumon. Le film suit les villageois appauvris dans leur vie quotidienne : l’eau polluée, les épais nuages de fumée qui s’échappent des cheminées des centrales électriques à proximité, les conversations sur les amis et les parents malades, les funérailles et les inquiétudes quant à l’avenir de leurs enfants. L’un des anciens mineurs de charbon gravement malade est Wang Huaien. Il est l’un des rares à avoir porté plainte devant les tribunaux. La recherche sur les causes du taux de pollution et de mortalité chez les villageois n’ont pas été concluants, et les promesses faites aux agriculteurs évincés de partager les bénéfices des centrales électriques, ou d’améliorer la qualité de leur environnement, n’ont jamais été à la hauteur. Tourné en haute définition, ce film documentaire dresse le portrait de la famille de Wang Huaien, sur le fond des cheminées fumantes de l’industrie du charbon qui a changé leur vie de façon spectaculaire.

Le Cinématographe. Jeudi 9 avril 2015. 18 h 30. En deuxième partie après Le Nouveau Livre des Montagnes et des Mers de Qiu Anxiong.

  • Réalisateur : WU Jie.
  • Pays : République populaire de Chine.
  • Durée : 61 mn.
  • Langue : Mandarin.
  • Genre : Documentaire.
  • Lien(s) : Ecrans de Chine.

Sud Eau Nord Déplacer

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Maîtriser l’eau des fleuves, comme autrefois le Grand Yu : est-ce possible ? à quel prix ?

Dans la mythologie chinoise, le Grand Yu parvient à maîtriser les eaux des fleuves de Chine (Da Yu zhi shui 大禹治水), ce qui lui permet d’accéder au trône impérial. Dans les années 50, Mao Zedong en avait fait le constat : “L’eau du sud est abondante, l’eau du nord est rare” (Nanfang shui duo, beifang shui shao 南方水多,北方水少). D’où l’idée, examinée depuis des décennies par de nombreux experts chinois, de transférer l’eau du sud vers le nord de la Chine. II s’agit de construire un réseau de trois canaux et aqueducs qui traversent verticalement le pays, à l’est, à l’ouest et au centre, sur plusieurs milliers de kilomètres. Ces trois canaux détournent l’eau des grands fleuves du sud (dont le Yangzi jiang) pour l’acheminer vers Pékin et sa région. Le documentaire décrit et interroge ce projet de “transfert des eaux du sud vers le nord” (nanshui beidiao).

  • La Roche-sur-Yon, Le Concorde. Mardi 7 avril. 20 h. Soirée exceptionnelle en présence du réalisateur. 
  • Nantes, Le Cinématographe. Jeudi 9 avril 2015. 20 h 30. Soirée exceptionnelle en présence du réalisateur.
  • Réalisateur : Antoine BOUTET.
  • Pays : France et République populaire de Chine.
  • Année : 2015.
  • Durée : 110 mn.
  • Langue : Mandarin.
  • Genre : Documentaire.
  • Titre original : Nan shui bei diao 南水北调.
  • Autre(s) titre(s) : South to North Water Transfer.
  • Lien(s) : Imdb, Zeugma.

Desert Dream

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Lutter contre l’avancée du désert.

Du même réalisateur, Zhang Lü, nous avions programmé en 2013 La Rivière Tumen (2010). Ce film montre la lutte de Hungai, un homme de Mongolie, pour préserver la steppe du désert qui ne cesse de prendre du terrain. Sa femme part pour la capitale, afin de faire examiner leur enfant. Mais elle part aussi parce qu’elle juge illusoire la lutte de son mari. Un soir, une Nord-Coréenne et son fils se présentent à Hungai et vont changer sa manière de voir son combat.

La Roche-sur-Yon, Le Concorde. 14 h.

Le Cinématographe. Samedi 11 avril 2015. 21 h.

  • Réalisateur : ZHANG Lü 张律.
  • Interprètes : Bakchul (Badumsurung), Osor Bat-Ulzii (Hangai), SEO Jeong – 서정 (Choi Soon-hee).
  • Pays : Corée, République populaire de Chine, Mongolie, France, Allemagne.
  • Année : 2007.
  • Durée : 123 mn.
  • Langue : Mongol, coréen.
  • Genre : Drame.
  • Titres originaux : Hyazgar. Bian jie 边界 (“La Frontière”). Shamo zhi meng 沙漠之梦 . 경계.
  • Autre(s) titre(s) : Rêve de Désert.
  • Lien(s) : Imdb, Cinémasie, Chinacinema, Baidu 百度, Douban dianying 豆瓣电影.

Les Marins verts du Yangtsé

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Lutter contre la pollution fluviale.

Issu d’une famille traditionnelle de pêcheurs sur le fleuve Yangzi, Liu Gujun, comme des milliers d’autres paysans et pêcheurs de cette région, a dû redéfinir son activité professionnelle dès le début de la construction du célèbre Barrage des Trois-Gorges. Son père qui ne pouvait déjà plus exercer son métier du fait de la pollution fluviale croissante a demandé à son fils de nettoyer le fleuve. Dans la tradition chinoise de respect des anciens, il a pris les derniers souhaits de son père très au sérieux, d’autant que les déchets flottants, retenus par le barrage, étaient toujours plus nombreux à s’y accumuler, notamment sur les rives de la gigantesque agglomération de Chongqing. Depuis, Liu Gujun met toute son énergie dans cette mission et investit son argent personnel dans cette ambitieuse entreprise. Faute d’aides financières suffisantes de la part du gouvernement, il endosse même d’importants prêts pour organiser une flottille de bateaux de nettoyage et employer du personnel pour récupérer les tonnes de détritus qui s’amoncellent chaque jour à la surface du fleuve…à l’aide d’épuisettes ! La tâche est d’ailleurs si ardue que ce n’est pas évident de trouver des travailleurs qui acceptent les conditions de travail. En observant quelques-uns de ces “marins verts”, nous serons les témoins privilégiés de leur vie quotidienne sur ces petits navires : ils y mangent et dorment, toujours à proximité des déchets qu’ils récupèrent dans la journée. Mais, maintenir le fleuve propre est une tâche qui, avec la montée continue des eaux du Yangzi, devient plus difficile chaque jour. Et si avant la construction du Barrage, personne n’avait pensé à ce problème, aujourd’hui personne ne peut plus occulter l’évidence de la catastrophe écologique.

Le Cinématographe. Samedi 11 avril 2015. 14 h 30. En première partie avant Vies Nouvelles de Weng Liping.

  • Réalisateurs : CHEN Fu et SHENG Shiping.
  • Pays : République populaire de Chine.
  • Année : 2010.
  • Durée : 52 mn.
  • Langue : Mandarin.
  • Genre : Documentaire.
  • Lien(s) : ICTV.

Métal hurlant

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Recycler les déchets du monde.

Il y a plus de vingt ans maintenant, des tonnes et des tonnes de déchets métalliques et électroniques provenant du Japon, des États-Unis, d’Australie mais aussi d’Europe et d’autres pays, sont déversés dans la ville chinoise de Fengjiang, au sud de Shanghai. Les amas de métal en tout genre forment des reliefs inquiétants au sein du paysage urbain. Environ 50 000 travailleurs émigrés, fuyant les conditions de vie des régions pauvres de l’ouest de la Chine, ont formé une véritable armée de démantèlement de ces déchets métalliques. Ces  “soldats verts” décomposent, découpent, morcellent et recyclent près de 2 millions de tonnes de détritus chaque année. La ville entière semble rythmée par ce travail acharné et le bruit ne cesse qu’à la nuit tombée… Pour nous faire vivre cette expérience de l’intérieur, le réalisateur accompagne ZHANG Han  et la famille de JING Qiuxia dans leur quotidien, qui, en réalité, est un véritable bras de fer à la vie. Leurs soupirs et inquiétudes n’y changent rien. Pour subsister et assumer le minimum matériel des leurs familles, ils travaillent dur, dans une précarité incroyable, et mettent en danger leur propre santé en raison des conditions de travail tout simplement inacceptables. Pendant ce temps, les débris de métaux, qui ressemblent étrangement aux nôtres, continuent de s’amasser, et nous renvoient une image bouleversante de notre société de consommation.

Le Cinématographe. Dimanche 12 avril 2015. 14 h. En première partie avant Le Dernier Village de Qiu Xiaojun.

  • Réalisateur : JIN Huaqing
  • Pays : République populaire de Chine.
  • Année : 2007.
  • Durée : 52 mn.
  • Langue : Mandarin.
  • Genre : Documentaire.
  • Lien(s) : ICTV.

Le Dernier Village

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Résister contre la désertification.

Dans la province du Gansu, au nord de la Chine, une partie du district de Minqin est touchée par la désertification. Cernés par les déserts du Tengri et du Badanjilin, les villages de la région commencent à être engloutis sous les dunes de sable, les arbres meurent les uns après les autres, les cultures deviennent impossibles. A Huanghui, un hameau local, les nappes phréatiques sont si sèches et les précipitations si rares que les habitants sont contraints de puiser l’eau à plus de 300 mètres sous terre ! Alors, depuis quelques années, la vie des villageois est devenue tellement difficile, que bon nombre quittent ce lieu qu’ils ont pourtant toujours connus et auquel ils sont sincèrement attachés. Cependant, quelques vieillards ont fait le choix de rester : dépossédés de presque tout, isolés et ayant dû faire d’importantes concessions pour s’adapter à leur nouvel environnement, mais refusant malgré tout de partir. Ils préfèrent s’accrocher à leurs racines et tenter de combattre la désertification : planter des arbres, empêcher la progression du désert et ainsi protéger leurs maisons et les nombreux souvenirs qu’elles enferment. Mais, malgré leurs efforts, il semble presque évident qu’ils seront tôt ou tard dans l’obligation de partir aussi et d’abandonner leur terre natale. Avec l’histoire de ces quelques habitants, nous voilà plongés dans l’un des enjeux écologiques du XXIe siècle : la lutte contre la désertification, problème qui dépasse très largement les frontières chinoises.

Le Cinématographe. Dimanche 12 avril 2015. 14 h. En deuxième partie après Métal Hurlant de Jin Huaqing.

  • Réalisateur : QIU Xiaojun.
  • Pays : République populaire de Chine.
  • Année : 2011.
  • Durée : 52 mn.
  • Langue : Mandarin.
  • Genre : Documentaire.
  • Lien(s) : ICTV.